Ces derniers jours, les souhaits de la bonne d’indépendance pleuvent. Bonne fête par-ci, bonne fête par là. Au téléphone et par mail, bonne fête d’indépendance. A la prison du Camp Molayi, dans la province du Bas-Congo, les détenus se sont évadés, faute de grâce présidentielle. Ils ont pris leur courage à deux mains pour s’offrir leur Indépendance. Ils auront attendu le 30 juin pour célébrer en leur manière le cinquantenaire de l’indépendance congolaise. Leur nombre n’est pas connu des autorités pénitentiaires, ni des autorités locales. Ils seraient plusieurs centaines à avoir recouvré la liberté.
La prison d’une capacité de cent cinquante places comptait plus de quatre cents détenus. Plusieurs prisons congolaises sont surpeuplées. Les causes sont multiples. La plus fréquente est la longueur des procès.
A la prison du camp Molayi, les prisonniers n’ont pas voulu manquer la fête de l’Indépendance. Sortis en force, ils ont au moins eu droit aux feux d’artifices tirés par les policiers commis à leur garde.
La tâche ne sera pas facile pour remettre ces évadés dans l’enclos de la prison. Certains prisonniers, et les plus dangereux parfois, ne retrouveront plus la prison jusqu’à leur cinquantenaire.
vendredi 2 juillet 2010
I have a dream : Souvenirs du Cinquantenaire de l’indépendance en RDC
Oh là!
Je fais un rêve ou j'ai fait un rêve? Soit, bref. C'est un rêve dans tout les cas. Je rêve de voir un jour les monuments des héros nationaux. Pas des zéros! Mais, de quoi je parle. Je me mêle les pinceaux. Au fait, je rêve du cinquantenaire.
Ce 30 juin 2010, la République Démocratique du Congo aura vécu son Cinquantenaire d’indépendance. Le sujet est sur toutes les lèvres. Dans les médias, les invités se relaient sans cesse. Chacun y va de son souvenir, commentaire et l’âge qu’il avait en ce moment. En musique ? La version originale de la chanson emblématique Indépendance Tshia Tshia, rivalise avec les versions revues par la jeunesse.
Que des bons moments se souvient-on. La presse n’est pas en reste. Plusieurs journaux locaux en ont fait leur « Une ». Cinquante ans, ça se fête. Dans plusieurs villes de la RDC, des défilés sont organisés en commençant par Kinshasa. Si certaines personnes n’ont pas voulu défiler pour exprimer leur mécontentement de voir l’organisation mettre autant de moyens dans cette fête, d’autres sont allées au défilé pieds nus. Mécontentement d’un autre genre.
Un peu partout, les rues sont recouvertes du drapeau national. Les villes brillent de mille feux. Et les feux d’artifices ? Dans une ville de l’Est du pays, leurs détonations ont créé un mouvement de panique. Les habitants qui ne savent pas faire la différence entre les coups de canons et ceux des feux d’artifices ont cru que les armes reprenaient droit de cité.
Somme toute, le Cinquantenaire de l’indépendance aura vécu avec les propos du Président de la République qui semble marquer les nouvelles bases. Il a appelé à une révolution morale. Espérons qu’il sera entendu après la campagne de tolérance zéro dans l’administration de l’Etat qui a produit ses fruits. Les déviants à la morale ont la promesse d’être punis.
Est-ce que ce Cinquantenaire aura apporté le vent du passage de la parole à l’acte en RDC ? Les prochains jours nous permettrons d’y voir plus clair si nous ne versons pas dans l’oubli.
Je fais un rêve ou j'ai fait un rêve? Soit, bref. C'est un rêve dans tout les cas. Je rêve de voir un jour les monuments des héros nationaux. Pas des zéros! Mais, de quoi je parle. Je me mêle les pinceaux. Au fait, je rêve du cinquantenaire.
Ce 30 juin 2010, la République Démocratique du Congo aura vécu son Cinquantenaire d’indépendance. Le sujet est sur toutes les lèvres. Dans les médias, les invités se relaient sans cesse. Chacun y va de son souvenir, commentaire et l’âge qu’il avait en ce moment. En musique ? La version originale de la chanson emblématique Indépendance Tshia Tshia, rivalise avec les versions revues par la jeunesse.
Que des bons moments se souvient-on. La presse n’est pas en reste. Plusieurs journaux locaux en ont fait leur « Une ». Cinquante ans, ça se fête. Dans plusieurs villes de la RDC, des défilés sont organisés en commençant par Kinshasa. Si certaines personnes n’ont pas voulu défiler pour exprimer leur mécontentement de voir l’organisation mettre autant de moyens dans cette fête, d’autres sont allées au défilé pieds nus. Mécontentement d’un autre genre.
Un peu partout, les rues sont recouvertes du drapeau national. Les villes brillent de mille feux. Et les feux d’artifices ? Dans une ville de l’Est du pays, leurs détonations ont créé un mouvement de panique. Les habitants qui ne savent pas faire la différence entre les coups de canons et ceux des feux d’artifices ont cru que les armes reprenaient droit de cité.
Somme toute, le Cinquantenaire de l’indépendance aura vécu avec les propos du Président de la République qui semble marquer les nouvelles bases. Il a appelé à une révolution morale. Espérons qu’il sera entendu après la campagne de tolérance zéro dans l’administration de l’Etat qui a produit ses fruits. Les déviants à la morale ont la promesse d’être punis.
Est-ce que ce Cinquantenaire aura apporté le vent du passage de la parole à l’acte en RDC ? Les prochains jours nous permettrons d’y voir plus clair si nous ne versons pas dans l’oubli.
Les droits de l’homme encore en deuil
Encore un assassinat ! C’est le deuxième activiste des droits de l’homme assassiné en ce mois de juin en République démocratique du Congo. La veille du 30 juin, jour où la RDC célébrait son cinquantenaire d’indépendance, Muhindo Salvator, activiste des droits de l’homme de l’ONG Bon samaritain a été assassiné à l’Est du pays, dans le territoire de Beni nous informe le site de Radio Okapi. Pendant ce temps, la célébration du cinquantenaire se fait tambour battant.
Règlement de compte ou fait isolé ? Il est tôt pour le dire. Au vu des circonstances rapportées sur le site de la radio onusienne, l’activiste des droits de l’homme était connu de ses assassins, des hommes armés et en tenue militaire.
Cet assassinat donne du grain à moudre aux détracteurs qui ne trouvent pas de raison d’être de la célébration du cinquantenaire. Alors que l’insécurité n’est pas résorbée. Parmi eux, certains activistes des droits de l’homme qui ont encore frais en mémoire l’assassinat le 2 juin de Floribert Chebeya, directeur exécutif de l’ONG La Voix des sans voix. Il y a risque que, la vague festive du cinquantenaire emporte au passage le deuil des activistes des droits de l’homme.
Ce deuxième assassinat en un mois serait-il une mise en garde adressée aux activistes des droits de l’homme congolais ? Rien n’est avéré. Ou bien ce serait encore une fois « un cas isolé » ? Une chose est sûre, l’assassinat d’un humain suscite toujours un sentiment de peur et d’incapacité. Surtout si rien n’est fait pour mettre la main sur les auteurs du crime et si justice n’est pas faite.
Mais, dans ce cas, seul peut subsister la devise nationale, Paix, Justice et Travail.
Règlement de compte ou fait isolé ? Il est tôt pour le dire. Au vu des circonstances rapportées sur le site de la radio onusienne, l’activiste des droits de l’homme était connu de ses assassins, des hommes armés et en tenue militaire.
Cet assassinat donne du grain à moudre aux détracteurs qui ne trouvent pas de raison d’être de la célébration du cinquantenaire. Alors que l’insécurité n’est pas résorbée. Parmi eux, certains activistes des droits de l’homme qui ont encore frais en mémoire l’assassinat le 2 juin de Floribert Chebeya, directeur exécutif de l’ONG La Voix des sans voix. Il y a risque que, la vague festive du cinquantenaire emporte au passage le deuil des activistes des droits de l’homme.
Ce deuxième assassinat en un mois serait-il une mise en garde adressée aux activistes des droits de l’homme congolais ? Rien n’est avéré. Ou bien ce serait encore une fois « un cas isolé » ? Une chose est sûre, l’assassinat d’un humain suscite toujours un sentiment de peur et d’incapacité. Surtout si rien n’est fait pour mettre la main sur les auteurs du crime et si justice n’est pas faite.
Mais, dans ce cas, seul peut subsister la devise nationale, Paix, Justice et Travail.
mercredi 30 juin 2010
A chacun sa sauce cinquantenaire congolaise.
Cinquante ans après l'accession du pays à la souveraineté, la compréhension de la fête d'indépendance de la RDCongo n'est pas la même partout. La fête du cinquantenaire ressemble à un rendez-vous à ne pas manquer, une opportunité à saisir pour se faire remarquer tant pour les politiques que pour les hommes d’affaires. Dans la classe politique congolaise, chacun y va avec sa petite idée. Pour les partis politiques, c’est le moment de faire le bilan de la gestion de la chose publique et de l’appareil de l’état. Et pour d’autres, ils s’adonnent à cœur joie à vouloir faire le bilan des cinq chantiers de l’actuel gouvernement.
Après un lent démarrage, certains travaux sont achevés juste à temps. Pour les détracteurs des cinq chantiers, le Boulevard du 30 juin est remis à neuf. Les signalisations au sol sont à nouveau visibles. Attention aux chauffards de Kinshasa, qui pour la plupart ne maîtrisent pas le code de la route. Les nids de poule ont disparu comme sous le coup d’une baguette magique. Au grand soulagement des conducteurs qui s’étaient habitués aux déviations dans les ruelles de Kinshasa, la capitale. Certains rond points de la ville font peau neuve. Guirlandes et autres illuminations y sont installées.
A la place Kimpwanza, trône le monument du président Joseph Kasa Vubu, premier président du Congo. Monument inauguré ce mardi 29 juin par le président actuel, Joseph Kabila. Même le jardin botanique longtemps à l’abandon a rouvert ses portes avec des nouvelles dotations. Dans la province du Katanga, les « poulets du cinquantenaire », élevés à la ferme du Domaine agro-industriel et pastoral national (DAIPN). Opération lancée par le ministre provincial de l’Agriculture et Elevage. Comme quoi, le cinquantenaire s’adapte à tout.
L’opposition politique qui s’était effacée pendant un temps reprend du poil de la bête. Pour certains, la fête du cinquantenaire n’a pas sa raison d’être vue la situation socio-politique du pays. Les fonctionnaires aussi veulent se faire entendre pour ne pas rater le train du cinquantenaire. Menace à l’appui, si leurs revendications salariales ne sont pas prises en compte.
Les défenseurs des droits de l’homme garde encore le goût amer de l’assassinat de Floribert Shebeya, président de l’association la Voix des sans voix, l’un des leurs. Ils veulent plus de justice et le respect des droits de l’homme. Chacun veut tirer profit de la fête de l’indépendance comme s’il voulait s’affranchir. Non plus sous le joug colonial, plutôt relever le front, longtemps courbé sous le poids de la précarité du niveau social. Je ne me risque pas à l’énumération. La liste est longue.
Une chose est sûre, à chacun sa sauce cinquantenaire congolaise.
Après un lent démarrage, certains travaux sont achevés juste à temps. Pour les détracteurs des cinq chantiers, le Boulevard du 30 juin est remis à neuf. Les signalisations au sol sont à nouveau visibles. Attention aux chauffards de Kinshasa, qui pour la plupart ne maîtrisent pas le code de la route. Les nids de poule ont disparu comme sous le coup d’une baguette magique. Au grand soulagement des conducteurs qui s’étaient habitués aux déviations dans les ruelles de Kinshasa, la capitale. Certains rond points de la ville font peau neuve. Guirlandes et autres illuminations y sont installées.
A la place Kimpwanza, trône le monument du président Joseph Kasa Vubu, premier président du Congo. Monument inauguré ce mardi 29 juin par le président actuel, Joseph Kabila. Même le jardin botanique longtemps à l’abandon a rouvert ses portes avec des nouvelles dotations. Dans la province du Katanga, les « poulets du cinquantenaire », élevés à la ferme du Domaine agro-industriel et pastoral national (DAIPN). Opération lancée par le ministre provincial de l’Agriculture et Elevage. Comme quoi, le cinquantenaire s’adapte à tout.
L’opposition politique qui s’était effacée pendant un temps reprend du poil de la bête. Pour certains, la fête du cinquantenaire n’a pas sa raison d’être vue la situation socio-politique du pays. Les fonctionnaires aussi veulent se faire entendre pour ne pas rater le train du cinquantenaire. Menace à l’appui, si leurs revendications salariales ne sont pas prises en compte.
Les défenseurs des droits de l’homme garde encore le goût amer de l’assassinat de Floribert Shebeya, président de l’association la Voix des sans voix, l’un des leurs. Ils veulent plus de justice et le respect des droits de l’homme. Chacun veut tirer profit de la fête de l’indépendance comme s’il voulait s’affranchir. Non plus sous le joug colonial, plutôt relever le front, longtemps courbé sous le poids de la précarité du niveau social. Je ne me risque pas à l’énumération. La liste est longue.
Une chose est sûre, à chacun sa sauce cinquantenaire congolaise.
mardi 29 juin 2010
Indépendance Tshitshia
Le cinquantenaire des indépendances Congolaise, Kinshasa ville blanchit
Le vent de fête parcoure plusieurs villes de la République démocratique du Congo. Ce 30 juin 2010, la RDC, ex-Congo Belge célèbre ses cinquante d’accession à l’indépendance. De quoi être fier après un demi-siècle d’existence comme étant souverain. Le roi des Belges et la reine sont depuis ce lundi à Kinshasa pour commémorer cette fête. Les présidents d’autres pays africains sont aussi attendus.
A Kinshasa, c’est la course à la montre pour la finition des travaux pour embellir la ville. Les rues sont nettoyées. Dans certaines communes, les responsables ont mis les petits plats dans les grands pour que leurs quartiers offrent une belle image avec des personnes contentes et des enfants qui rient dans les rues. Il ne faut pas penser que c’est partout pareil. Les travaux d’assainissement se font sur les seules les grandes artères qui sont visibles aux yeux du grand nombre. Voilà, la tenue de parade qui se prépare pour offrir au monde et aux hôtes de la RDC, l’image d’un pays qui brille de toute flamme. Ce qui ressemble à un tombeau blanchit.
Peut s’en faut pour se rendre compte que cinquante ans après, ce pays reste encore un état adolescent, dans lequel la démocratie affichée n’est pas une valeur assumée. Je ne dirais pas en végétation !
Ce cinquantenaire arrive alors que plane encore dans les esprits l’assassinat de Floribert Chebeya, l’activiste des droits de l’homme de l’ong la voix des sans voix. En plus des six millions de morts que compte ce pays depuis les nombreuses guerres de libération et rébellion qui secouent la RDC. Ce cinquantenaire pourrait aussi être une journée de deuil national.
Pour l’instant, tout s’arrête, place donc à la fête. Sur les chaînes de radio on entend la chanson qui a marqué ce jour, « Independance Tshatsha ». Que reste-t-il de ce jour qui a vu naître les espoirs d’un peuple opprimé qui aspirait à prendre son destin en main ? Pas grand-chose.
La célébration du cinquantenaire de l’indépendance aura mobilisé des millions de dollars, alors que plusieurs fonctionnaires de l’état enchaînent des mois de salaires impayés. Cela n’y change rien. C’est la fête d’abord le reste, on verra plus tard. Que dire de ce pays, cinquante ans après, n’a pas réussi à prendre son envol démocratique ? Corruption, impunité et violation des droits de l’homme sont monnaies courantes.
Somme toutes, la ville de Kinshasa, retrouve du moins sa relative beauté d’antan. Kin-la-poubelle, pourra « redevenir » en l’espace d’un moment, Kinshasa-la-belle. Comme quoi, l’un des chantiers de la république, « les routes » est en marche. Fallait-il attendre l’approche du 30 juin pour avancer dans les travaux ?
A chacun sa réponse.
Du moins, la RDC est un pays où lors d’une fête, il y a des habitudes qui ne font pas défaut. Pendant une fête, dans la tradition congolaise, l’on oublie un peu ses soucis, surtout pour ne pas faire grise mine face aux invités. Même dans les familles, les enfants peuvent supporter la faim, pourvu que les visiteurs puissent rentrer avec une bonne impression. Alors qu’après le passage de la ferveur festive, le quotidien va reprendre droit de cité. Le quotidien, c’est la difficulté des transports, les rues insalubres, les enseignants et autres fonctionnaires impayés ainsi qu’un tissu social délabré. Mais non, Vivons l’indépendance. A l’unissons, Independance Tshia tshia tozui ehh !
Le vent de fête parcoure plusieurs villes de la République démocratique du Congo. Ce 30 juin 2010, la RDC, ex-Congo Belge célèbre ses cinquante d’accession à l’indépendance. De quoi être fier après un demi-siècle d’existence comme étant souverain. Le roi des Belges et la reine sont depuis ce lundi à Kinshasa pour commémorer cette fête. Les présidents d’autres pays africains sont aussi attendus.
A Kinshasa, c’est la course à la montre pour la finition des travaux pour embellir la ville. Les rues sont nettoyées. Dans certaines communes, les responsables ont mis les petits plats dans les grands pour que leurs quartiers offrent une belle image avec des personnes contentes et des enfants qui rient dans les rues. Il ne faut pas penser que c’est partout pareil. Les travaux d’assainissement se font sur les seules les grandes artères qui sont visibles aux yeux du grand nombre. Voilà, la tenue de parade qui se prépare pour offrir au monde et aux hôtes de la RDC, l’image d’un pays qui brille de toute flamme. Ce qui ressemble à un tombeau blanchit.
Peut s’en faut pour se rendre compte que cinquante ans après, ce pays reste encore un état adolescent, dans lequel la démocratie affichée n’est pas une valeur assumée. Je ne dirais pas en végétation !
Ce cinquantenaire arrive alors que plane encore dans les esprits l’assassinat de Floribert Chebeya, l’activiste des droits de l’homme de l’ong la voix des sans voix. En plus des six millions de morts que compte ce pays depuis les nombreuses guerres de libération et rébellion qui secouent la RDC. Ce cinquantenaire pourrait aussi être une journée de deuil national.
Pour l’instant, tout s’arrête, place donc à la fête. Sur les chaînes de radio on entend la chanson qui a marqué ce jour, « Independance Tshatsha ». Que reste-t-il de ce jour qui a vu naître les espoirs d’un peuple opprimé qui aspirait à prendre son destin en main ? Pas grand-chose.
La célébration du cinquantenaire de l’indépendance aura mobilisé des millions de dollars, alors que plusieurs fonctionnaires de l’état enchaînent des mois de salaires impayés. Cela n’y change rien. C’est la fête d’abord le reste, on verra plus tard. Que dire de ce pays, cinquante ans après, n’a pas réussi à prendre son envol démocratique ? Corruption, impunité et violation des droits de l’homme sont monnaies courantes.
Somme toutes, la ville de Kinshasa, retrouve du moins sa relative beauté d’antan. Kin-la-poubelle, pourra « redevenir » en l’espace d’un moment, Kinshasa-la-belle. Comme quoi, l’un des chantiers de la république, « les routes » est en marche. Fallait-il attendre l’approche du 30 juin pour avancer dans les travaux ?
A chacun sa réponse.
Du moins, la RDC est un pays où lors d’une fête, il y a des habitudes qui ne font pas défaut. Pendant une fête, dans la tradition congolaise, l’on oublie un peu ses soucis, surtout pour ne pas faire grise mine face aux invités. Même dans les familles, les enfants peuvent supporter la faim, pourvu que les visiteurs puissent rentrer avec une bonne impression. Alors qu’après le passage de la ferveur festive, le quotidien va reprendre droit de cité. Le quotidien, c’est la difficulté des transports, les rues insalubres, les enseignants et autres fonctionnaires impayés ainsi qu’un tissu social délabré. Mais non, Vivons l’indépendance. A l’unissons, Independance Tshia tshia tozui ehh !
dimanche 6 juin 2010
Qui a tué Floribert
Depuis la mort de l'activiste de droit de l'homme congolais Floribert Shebeya le 02 juin 2010, je me pose des questions. Son corps retrouvé mort témoigne d'un assassinat sans scrupule.
Alors que certains pays excellent dans la promotion des droits de l'homme, d'autres, très démocratique, s'illustrent à faire taire les défenseurs des droits humains. Où en est l'enquête? Qu'en dit la communauté européenne? Pressions et hommages se succèdent.
Est-ce pour autant que nous connaîtrons un jour la vérité sur cet assassinat?
Seul l'espoir peut pousser à l'optimisme.
Au fond, il n'y aura pas grand chose.
A l'approche des fêtes de l'indépendance, cette mort risque d'entrer vite aux oubliettes.
Floribert que ton âme repose en paix.
Alors que certains pays excellent dans la promotion des droits de l'homme, d'autres, très démocratique, s'illustrent à faire taire les défenseurs des droits humains. Où en est l'enquête? Qu'en dit la communauté européenne? Pressions et hommages se succèdent.
Est-ce pour autant que nous connaîtrons un jour la vérité sur cet assassinat?
Seul l'espoir peut pousser à l'optimisme.
Au fond, il n'y aura pas grand chose.
A l'approche des fêtes de l'indépendance, cette mort risque d'entrer vite aux oubliettes.
Floribert que ton âme repose en paix.
jeudi 22 octobre 2009
Fin de l'effet du Prince!
Fin de la polémique sur la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad, établissement public de La Défense.
Jean Sarkozy renonce à la présidence de l'EPAD. Le fils cadet du chef de l'Etat estime que le fait d'être candidat à une élection n'est pas une erreur.
Au lieu de poursuivre dans sa voie, Jean Sarkozy a décidé de retirer sa candidature ce jeudi 22/octobre.
Il l'a fait savoir au journal de France 2. Par la même occasion, il a dénoncé la "campagne de manipulation et de désinformation" qui l'avait finalement amené à faire le "choix de la raison".
Sûr d'avoir le contrôle de sa voiture. Très à l'aise et confiant en ses capacités de jeune talent, Jean Sarkozy n'a pas résisté au déferlement de la presse et des curieux qui ont voulu savoir ce qui lui valait ce traitement exceptionnel dans la république Française. Je dis bien, République.
La voie de la raison a poussé Jean Sarkozy à faire un freinage brusque alors que son véhicule ambitieux semblait tenir la route.
Certainement que la polémique va baisser d'un cran. Et pourquoi ce retrait?
Ce serait pour faire taire les voix qui s'étaient élevées contre cette candidature très controversée, dans un Etat qui est loin de s'apparenter à une monarchie. Et les Français ne sont pas prêts à supporter ce que vivent certaines populations en Afrique.
Du moins, la tempête soulevée par cette candidature du jeune talentieux va s'affaiblir.
Si à certains égards ses détracteurs ont pu jouer sur la désinformation ou mieux la sur-information, le feuilleton Jean Sarkozy a permis à l'opposition et aux collègues de promo de se poser des questions sur les mérites de la jeunesse dans l'accomplissement de certaines responsabilités.
Le nom qu'il porte aurait aussi contribué à amplifier la polémique. De fois, porter le nom de la famille présidentielle peut faire pousser des ailes. Mais cela peut aussi être fragilisant. Même lorsqu'on dispose des compétences requises, les mauvaises langues ne verront que l'ombre du nom qu'on porte.
Et si Jean Sarkozy n'était pas un Sarkozy, sa candidature aurait-elle était possible, malgré le fait que ce membre de l'UMP n'a pas les diplômes à brandir pour postuler à ce poste?
Et s'il a les compétences requises? Difficile de le savoir.
Ses collègues de promo sont montés au créneau. Ils pourront aussi tenter leur chance et espérer des beaux jours avant d'obtenir une licence ou une maîtrise en droit.
Malgré son jeune âge, Jean Sarkozy aura au moins marqué l'actualité pendant près de trois semaines avant de se retirer.
Il a le mérite d'avoir osé et d'avoir voulu bousculer les mentalités. Dommage! Le forcing n'a pas marché.
Les soutiens au jeune candidat n'ont pas manqué. Que deviendront tout ceux qui l'avaient soutenu à coup d'arguments factuels et historiques? "Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre d'années", a-t-on entendu.
Hélas, ce ne sera pas le cas pour cette occasion.
A la prochaine, peut-être.
Jean Sarkozy renonce à la présidence de l'EPAD. Le fils cadet du chef de l'Etat estime que le fait d'être candidat à une élection n'est pas une erreur.
Au lieu de poursuivre dans sa voie, Jean Sarkozy a décidé de retirer sa candidature ce jeudi 22/octobre.
Il l'a fait savoir au journal de France 2. Par la même occasion, il a dénoncé la "campagne de manipulation et de désinformation" qui l'avait finalement amené à faire le "choix de la raison".
Sûr d'avoir le contrôle de sa voiture. Très à l'aise et confiant en ses capacités de jeune talent, Jean Sarkozy n'a pas résisté au déferlement de la presse et des curieux qui ont voulu savoir ce qui lui valait ce traitement exceptionnel dans la république Française. Je dis bien, République.
La voie de la raison a poussé Jean Sarkozy à faire un freinage brusque alors que son véhicule ambitieux semblait tenir la route.
Certainement que la polémique va baisser d'un cran. Et pourquoi ce retrait?
Ce serait pour faire taire les voix qui s'étaient élevées contre cette candidature très controversée, dans un Etat qui est loin de s'apparenter à une monarchie. Et les Français ne sont pas prêts à supporter ce que vivent certaines populations en Afrique.
Du moins, la tempête soulevée par cette candidature du jeune talentieux va s'affaiblir.
Si à certains égards ses détracteurs ont pu jouer sur la désinformation ou mieux la sur-information, le feuilleton Jean Sarkozy a permis à l'opposition et aux collègues de promo de se poser des questions sur les mérites de la jeunesse dans l'accomplissement de certaines responsabilités.
Le nom qu'il porte aurait aussi contribué à amplifier la polémique. De fois, porter le nom de la famille présidentielle peut faire pousser des ailes. Mais cela peut aussi être fragilisant. Même lorsqu'on dispose des compétences requises, les mauvaises langues ne verront que l'ombre du nom qu'on porte.
Et si Jean Sarkozy n'était pas un Sarkozy, sa candidature aurait-elle était possible, malgré le fait que ce membre de l'UMP n'a pas les diplômes à brandir pour postuler à ce poste?
Et s'il a les compétences requises? Difficile de le savoir.
Ses collègues de promo sont montés au créneau. Ils pourront aussi tenter leur chance et espérer des beaux jours avant d'obtenir une licence ou une maîtrise en droit.
Malgré son jeune âge, Jean Sarkozy aura au moins marqué l'actualité pendant près de trois semaines avant de se retirer.
Il a le mérite d'avoir osé et d'avoir voulu bousculer les mentalités. Dommage! Le forcing n'a pas marché.
Les soutiens au jeune candidat n'ont pas manqué. Que deviendront tout ceux qui l'avaient soutenu à coup d'arguments factuels et historiques? "Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre d'années", a-t-on entendu.
Hélas, ce ne sera pas le cas pour cette occasion.
A la prochaine, peut-être.
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