Il est 01h03, à Paris. Ce 26 septembre, j'ai appris dans la soirée la démission du Premier ministre congolais de la République Démocratique du Congo.
Une démission qui soulage une certaine opinion. "Il était temps qu'il dépose le tablier, parce que nous n'avons rien vu comme réalisation sur terrain", argumente t-on pour la défense.
A voir l'environnement politique, il n'est pas facile de faire passer des idées et de les mettre en application. L'alliance du premier ministre semblait être motivée par le soucis d'influencer le pouvoir de l'intérieur. Où en sommes nous? Les alliances ne suffisent pas pour faire évoluer la démocratie d'une part et le vécu quotidien des congolais d'autre part.
Une autre tendance dira, le Premier ministre n'avait pas toutes les marges de manœuvre et ne disposait pas des moyens de sa politique. Alors, pourquoi avoir attendu tout ce temps? Est-ce une fuite en avant, à l'approche des dates face aux 5 chantiers?
Peut-être que l'on espère en des jours meilleurs, ou à un éventuel dénouement de la situation.
dans une certaine mesure, cela n'a pas était possible pour le chef du gouvernement.
L'expérience du premier a-t-elle était placée à rude épreuve? Mais, l'argument soutenu par les défenseurs de l'alliance était que: la sagesse, mise aux côtés de la jeunesse apporterait des résultats pour le développement de la RDC.
Dans les mileiux Kinois, Yandi ve, entendez : pas celui là. C'est ainsi que l'on désignait le premier ministre démissionnaire. Les querelles intestines ont fini par avoir raison sur la patience du chef de l'exécutif congolais. S'il en avait;yandi me kuenda.
Mais pourquoi avoir attendu pendant tout ce temps avant de déposer sa démission?
Aujourd'hui, c'est au tour de Yandi ve, de dire, munu ve. Pas moi. A qui reviendra ce siège? Qui l'occupera? Donnera t-on encore une autre chance aux alliances politiciennes?
Je crois que pour une certaine frange de la population, c'est la démonstration du désespoir que vivait déjà des congolais, qui dans le silence, d'autres dans l'agitation avec des marches et autres mouvements de contestation.
A quel sein les congolais peuvent se vouer? Et quel avenir pour ce beau pays tiraillé par des guerres?
L'avenir nous le dira.
Yandi ve, me kuenda ka yandi.Lui même qui sanctionnait le départ de certaines personnes du gouvernement s'en va.
Pour quel résultat et pour quel bilan?
D'autres langues se délient en disant que, l'homme de Limete avait bien vu. Comme si l'histoire lui donnera toujours raison. Et là encore, les fait le confirme.
Sont-ils fanatiques? C'est possible. Mais, regardons les faits en face, et assumons nos choix. Et en politique, assumons nos actes. Plusieurs milliers des congolais espèrent en ce pays et en son développement.
Entre le Congo et le Congolais, qui vaincra?
La victoire de plusieurs vaut mieux que celle d'un individu. Je pense. Mais, l'impulsion d'un peuple peut partir d'une personne. Voilà le sens de l'espoir des congolais en leurs dirigeants. Du moins pour ceux qui continuent a en avoir. Beaucoup d'entre eux n'espèrent plus en rien.
L'espoir fait vivre dit-on. Allez, courage! Rdc en marche et pas en marge.
vendredi 26 septembre 2008
mardi 26 août 2008
Bien dans sa peau
C’est étrange de se sentir étranger ?
A Lille depuis quelques mois, je me sens de plus en plus chez moi. Pendant les séjours à Lorient et à Montpellier, j’avais hâte d'y retrouver ma chambre à la cité universitaire. Un chez moi. Je me suis surpris à penser à ce logement avec la sensation de me sentir en terre familière. Mes pensées emportées je ne sais où, je crois que les esprits de ma terre natale ont franchi les obstacles du temps et de la distance pour parvenir jusqu’à Lille et me donner ainsi des attaches dans cette ville. Est ce pour autant que je deviens Lillois ? C’est une autre paire de manche. Un proverbe de mon Congo natal dit : ce n’est parce qu’un morceau de bois reste longtemps dans l’eau, qu’il se transformera en crocodile. Sourire aux lèvres, je suis à Lille dans ces rues je retrouve mes repères d’il y a à peine deux mois. Et la vie est belle.
A Lille depuis quelques mois, je me sens de plus en plus chez moi. Pendant les séjours à Lorient et à Montpellier, j’avais hâte d'y retrouver ma chambre à la cité universitaire. Un chez moi. Je me suis surpris à penser à ce logement avec la sensation de me sentir en terre familière. Mes pensées emportées je ne sais où, je crois que les esprits de ma terre natale ont franchi les obstacles du temps et de la distance pour parvenir jusqu’à Lille et me donner ainsi des attaches dans cette ville. Est ce pour autant que je deviens Lillois ? C’est une autre paire de manche. Un proverbe de mon Congo natal dit : ce n’est parce qu’un morceau de bois reste longtemps dans l’eau, qu’il se transformera en crocodile. Sourire aux lèvres, je suis à Lille dans ces rues je retrouve mes repères d’il y a à peine deux mois. Et la vie est belle.
Alors dansez maintenant!
Bilan de la RDC aux jeux olympiques.
Tard la nuit dans les rues de Lille, je tombe sur deux jeunes gens. Ils me semblent ne pas être de cette terre. Je les surprends en discussion. Ils parlent des 29e jeux olympiques de Pekin. J’y prête l’oreille. Ils ne se mettent pas d’accord sur les performances de la RDCongo.
- Mais ce pays RDC n’avait même pas 10 athlètes !
- Pourquoi avoir plusieurs athlètes, répond l’autre. C’est un choix.
- Pas du tout, ils ont été nul. Même pas une médaille ?
- C’est quoi les médailles sans la participation. Ces cordes qui pendent aux cous avec une plaquette ?
- Les Chinois en ont raflé une centaine et les américains aussi.
- Et puis quoi encore ? D’autres pays n’en ont reçu qu’une. Pas très loin de la RDC. Et pourquoi vouloir que la RDC, remporte aussi des médailles ? Elle n’en a pas et n’en veut pas.
- Faux-fuyants mon cher, ce pays est incapable, voilà la vérité.
- C’est ce que tu crois. Retiens que son drapeau a flotté dans le ciel Chinois.
J’abandonne ces inconnus de la nuit. Après une bonne heure de marche, je reviens sur terre.
Une fiction
Tard la nuit dans les rues de Lille, je tombe sur deux jeunes gens. Ils me semblent ne pas être de cette terre. Je les surprends en discussion. Ils parlent des 29e jeux olympiques de Pekin. J’y prête l’oreille. Ils ne se mettent pas d’accord sur les performances de la RDCongo.
- Mais ce pays RDC n’avait même pas 10 athlètes !
- Pourquoi avoir plusieurs athlètes, répond l’autre. C’est un choix.
- Pas du tout, ils ont été nul. Même pas une médaille ?
- C’est quoi les médailles sans la participation. Ces cordes qui pendent aux cous avec une plaquette ?
- Les Chinois en ont raflé une centaine et les américains aussi.
- Et puis quoi encore ? D’autres pays n’en ont reçu qu’une. Pas très loin de la RDC. Et pourquoi vouloir que la RDC, remporte aussi des médailles ? Elle n’en a pas et n’en veut pas.
- Faux-fuyants mon cher, ce pays est incapable, voilà la vérité.
- C’est ce que tu crois. Retiens que son drapeau a flotté dans le ciel Chinois.
J’abandonne ces inconnus de la nuit. Après une bonne heure de marche, je reviens sur terre.
Une fiction
samedi 9 août 2008
Comme à la Foire d'autres temps

Nostalgie de la FIKIN
Le 38e festival interceltique, ce sont les conférences, les concerts en plein air ou en salle. C’est aussi le parc d’attraction. On y trouve des auto tamponneuses, des jeux vidéo, des motos qui redonnent l’impression d’être dans une vraie compétition. Il y a des casinos et le bateau pirate qui draine du monde. Pour se tourner la tête et se donner un peu de frayeur, les festivaliers vont à la chenille. Le jour, le parc ne produit pas le même effet que la nuit. Les jeux de lumières clignotent. Lorsque le bateau pirate monte à la verticale, on entend des cris.
Loin des jeux électroniques, il y a des vendeurs de peluches. On y achète un petit animal ou une poupée. Un autre stand propose des canards en plastique qui font la ronde dans un bassin.
Une petite fatigue ? Des bancs permettent de se reposer.
Et voici un homme-automate, peint en gris. Ses mouvements ressemblent à ceux des marionnettes vendeur des jouets de canards qui font la ronde dans un bassin. Il pousse des petits cris. Il siffle. De sa bouche ne sont aucune parole. C’est un monde de rêve. Dès qu’il est temps de partir, les enfants protestent.
Et la musique ! Une musique qui vient de toutes parts autour de ce parc en plein milieu de la place Jules-Ferry. Des bars lancent la musique à fond pour le bonheur de leurs clients. Lorsqu’il n’y a pas un DJ, c’est un groupe qui se produit. Et c’est encore de la musique.
Il y a des dizaines d’années, mon pays la République Démocratique du Congo disposait d’une foire internationale où une grande gamme de jeux, des chenilles et des auto-tamponneuses attiraient les vacanciers.
Lors des premiers pillages de 1991, tout a été détruit. Dans cet espace vide se construit petit à petit des pavillons. Avec les jeux, le rêve a disparu.
En Chine comme au Congo, l’identité culturelle en phase d’extinction!
Une Chinoise s'inquiète.
Le 38e festival interceltique célèbre l’identité culturelle. Cette année le Pays de Galles est à l’honneur. Les costumes et instruments de musique font revivre les cultures celtiques. Par comparaison, Chi s’attriste de ce que devient son pays. Cette étudiante chinoise assiste au festival avec un double regard : celui du journaliste qui observe les faits, les spectacles et autres activités culturelles, mais aussi celui d’une Chinoise qui regrette la perte de son identité. « Je me demande si aujourd’hui les Chinois ont une identité culturelle » s’interroge- t-elle avec chagrin. « Nous avons perdu notre identité culturelle, surtout dans les grandes villes ». Face à l’évolution technologique, Chi trouve que la Chine est plus portée vers les innovations, les nouveautés au détriment de sa culture. Dans la plupart des spectacles, il faut de plus de l’innovation.
Avant de se lancer dans le journalisme, elle a travaillé en Chine dans l’organisation des festivals. « Dans mon pays, lorsqu’il y a un festival, il ne faut pas présenter aux gens leur culture, plutôt chercher quelque chose de nouveau qui puisse les attirer et les impressionner. Sinon personne ne viendra » explique-t-elle avec amertume.
Chi regrette que le peu de festival chinois aient perdu de leur côté festif. Des festivals qui ne durent d’ailleurs que deux heures.
L’ambiance du Festival interceltique la rend aussi amère. Cette ambiance où les festivaliers parlent avec des inconnus et font la fête est difficile à trouver dans son pays. « Ici il y a de l’ambiance, les gens se parlent, ils sont venus pour s’amuser. Dans mon pays, il faut chercher comment créer l’ambiance pour que les gens se sentent à l’aise, se parlent. En Chine, les gens ne se parlent plus du tout ». Chi, craint une disparition prochaine de la culture chinoise et de ses traits spécifiques. « On voit des photos sur la Chine, mais ce n’est pas la culture chinoise. » précise t-elle. « Et ce n’est pas parce qu’on se photographie en France qu’on présente la culture française. Ce n’est pas parce que des photos présentent la Chine que l’on est en face de la culture chinoise. ». Chi est de plus en plus attristée de constater qu’en Chine, « les conservatoires ne s’intéressent pas à la musique chinoise. Ils ne s’intéressent pas à cette musique comme élément culturel, plutôt parce les étrangers l’apprécient ».
Ce festival aura laissé en Chi le goût amer de sa Chine en perte de vitesse culturelle face à l’avancée technologique qui repousse davantage le passé vers les oubliettes. Sentiment partagé également par beaucoup d’Africains qui sentent que l’Afrique est en phase de perte de ses repères culturels. En République Démocratique du Congo par exemple, très peu de jeunes s’intéressent à leur origines.
Le 38e festival interceltique célèbre l’identité culturelle. Cette année le Pays de Galles est à l’honneur. Les costumes et instruments de musique font revivre les cultures celtiques. Par comparaison, Chi s’attriste de ce que devient son pays. Cette étudiante chinoise assiste au festival avec un double regard : celui du journaliste qui observe les faits, les spectacles et autres activités culturelles, mais aussi celui d’une Chinoise qui regrette la perte de son identité. « Je me demande si aujourd’hui les Chinois ont une identité culturelle » s’interroge- t-elle avec chagrin. « Nous avons perdu notre identité culturelle, surtout dans les grandes villes ». Face à l’évolution technologique, Chi trouve que la Chine est plus portée vers les innovations, les nouveautés au détriment de sa culture. Dans la plupart des spectacles, il faut de plus de l’innovation.
Avant de se lancer dans le journalisme, elle a travaillé en Chine dans l’organisation des festivals. « Dans mon pays, lorsqu’il y a un festival, il ne faut pas présenter aux gens leur culture, plutôt chercher quelque chose de nouveau qui puisse les attirer et les impressionner. Sinon personne ne viendra » explique-t-elle avec amertume.
Chi regrette que le peu de festival chinois aient perdu de leur côté festif. Des festivals qui ne durent d’ailleurs que deux heures.
L’ambiance du Festival interceltique la rend aussi amère. Cette ambiance où les festivaliers parlent avec des inconnus et font la fête est difficile à trouver dans son pays. « Ici il y a de l’ambiance, les gens se parlent, ils sont venus pour s’amuser. Dans mon pays, il faut chercher comment créer l’ambiance pour que les gens se sentent à l’aise, se parlent. En Chine, les gens ne se parlent plus du tout ». Chi, craint une disparition prochaine de la culture chinoise et de ses traits spécifiques. « On voit des photos sur la Chine, mais ce n’est pas la culture chinoise. » précise t-elle. « Et ce n’est pas parce qu’on se photographie en France qu’on présente la culture française. Ce n’est pas parce que des photos présentent la Chine que l’on est en face de la culture chinoise. ». Chi est de plus en plus attristée de constater qu’en Chine, « les conservatoires ne s’intéressent pas à la musique chinoise. Ils ne s’intéressent pas à cette musique comme élément culturel, plutôt parce les étrangers l’apprécient ».
Ce festival aura laissé en Chi le goût amer de sa Chine en perte de vitesse culturelle face à l’avancée technologique qui repousse davantage le passé vers les oubliettes. Sentiment partagé également par beaucoup d’Africains qui sentent que l’Afrique est en phase de perte de ses repères culturels. En République Démocratique du Congo par exemple, très peu de jeunes s’intéressent à leur origines.
Malgré les mêmes pas de danse est-on différent
On y danse ensemble au même pas
En marge du festival, des cours de danses sont organisés. Objectif : apprendre aux néophytes comment exécuter quelques pas. Début des cours avec les danses bretonnes. Très vite sur la piste je retrouve mes repères. J’ai droit à une vidéo gratuite. La demoiselle qui m’avait filmé me dira qu’elle avait apprécié notre duo. Voilà pourquoi elle nous avait filmé. Comme si il était étrange qu’un Noir apprenne à danser breton. Une fois de plus, je suis le seul noir sur la piste à apprendre la danse. Une dame de ma couleur nous observait. Au fait, j’ai eu la même réaction à Kinshasa, le jour où j’ai vu un blanc danser le « ndombolo » congolais.
La fièvre du départ
Dans moins de 24h je quitte Lorient, emportant avec moi une image du 38e festival interceltique, pas du tout de la ville. Mais ce sont des moments de folie, de plaisir, de bonheur, de travail effréné à longueur des journées des soirées et de nuits.
J'ai rencontré des gens, parlé quelques mots en espagnol, appris des pas de danse que je perdrai forcement d'ici peu. Pour ce qui du festival, je partagerai avec vous quelques textes mis en ligne sur le blog que nous avons créé pour ce festival, l'adresse est : esjaufil.wordpress.com .Mais vous n'avez pas manqué grand chose à proprement parler. Seulement, c'est un autre regard de la vie et de la culture des autres qui peut influencer notre pensée et notre perception de certaines réalités congolaises. laissez - moi partager avec vous quelques photos de ce festival.
Au plaisir.
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